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François Lamy prend plusieurs mesures concrètes en faveur de la participation des habitants

François Lamy prend plusieurs mesures concrètes en faveur de la participation des habitants


Comme il s’y était engagé à la suite de la remise du rapport de Marie-Hélène Bacqué et Mohamed Mechmache, François Lamy a annoncé, à l’occasion du colloque de l’association Ville et Banlieue : "30 ans de politique de la ville...et les habitants ?", plusieurs mesures permettant une meilleure participation des habitants des quartiers populaires aux décisions qui les concernent.



Déjà au cœur du projet de loi pour la rénovation urbaine et la cohésion sociale à travers les articles 1er et 5, la participation des habitants fera l’objet d’amendements pour en faire un point central de la méthode d’action de la politique de la ville, a annoncé le ministre délégué à la Ville.


Il s’agit d’un changement de perspective qui aura un impact sur la gouvernance de la politique de la ville, au niveau national et au niveau local par :


- la mise en place d’un collège de représentants des associations de proximité et habitants des quartiers prioritaires au sein du Conseil national des villes (CNV) ;


-  la création de conseils citoyens au sein des contrats de ville et leur participation à l’élaboration et au suivi des projets de rénovation urbaine ;


-  la création de maisons de projet dans toutes les opérations de rénovation urbaine. Ces mesures seront, par ailleurs, accompagnées d’un renforcement de la formation des habitants, des associations, des élus et des professionnels au "pouvoir d’agir".


Enfin, compte tenu du rôle essentiel joué par le tissu associatif dans la vie des quartiers, les démarches administratives et le financement des associations vont être simplifiés, notamment en mettant en place des financements sur trois ans pour les actions structurantes.


Enfin, François Lamy a précisé que la participation des habitants sera un point de vigilance dans le contenu des conventions interministérielles que le ministère délégué à la Ville va signer avec les ministères de l’Education nationale et de l’Intérieur.




Renaud Gauquelin : Il faut faire vite ! Les banlieues ont chaud

Renaud Gauquelin : Il faut faire vite ! Les banlieues ont chaud

Extrait des propos recueillis par Valérie LIQUET et publiés dans localtis le jeudi 19 Septembre 2013


L'association des maires Ville & Banlieue de France a fêté ses 30 ans ce 19 septembre 2013, à Rezé, ville de la proche banlieue de Nantes accueillant une des cités radieuses de la Corbusier.


Deux cents personnes, dont une soixantaine de maires ont participé à un colloque où intervenait le ministre François LAMY en "guest star", suivi d'une très belle brochette de ce qui fait de mieux aujourd'hui en matière de recherche sur la ville : l'économiste Laurent Davezies, le sociologue Renaud Epqtein, les urbanistes Eric Charmes et Marie-Hélène Bacqué...


Quelques questions à Renaud Gauquelin, président de Ville & Banlieue, maire de Rillieux-la-Pape, commune situé dans la banlieue lyonnaise.


VI: pourquoi avoir choisi de mettre des chercheurs à l'honneur pour fêter les 30 ans d'une association d'élus?


Renaud Gauquelin - Nous voulions élargir notre sujet à plusieurs approches disciplinaires : la sociologie, l'économie... Avec l'idée que, depuis la salle, les élus réagissent de manière très interactive.


VL : les raisons pour lesquelles Ville & Banlieue a vu le jour en 19983 sont-elles les mêmes qui animesnt votre action aujourd'hui?


RG : il y a trente ans, les banlieues étaient sous-traitées. L'enjeu était alors de faire venir des services publics dans les quartiers, et notamment les transports publics. Ajourd'hui, l'enjeu c'est le maintien des services publics ! il faut se battre en permanence pour maintenir les services publics, et parfois encore pour les faire venir. Quand on pense que Clichy-sous-Bois n'a toujours pas d'agence pour l'emploi...


VL : quelles sont les grandes étapes qui ont marqué, selon vous, la politique de la ville?


RG : la montée en puissance de l'ANRU ! Jean-Louis Borloo a été un grand ministre de la Ville, il a fait du très bon travail. J'ajouterai aussi la montée en puissance de l'ACSÉ, car l'aspect citoyen avait été jusque-là sous-traité. Vous le voyez, notre association est multi partis : tous les partis ensemble... La crise économique a frappé d'abord les quartiers populaires. J'ai l'habitude de dire que ce sont des quartiers comme les autres, sauf qu'ils cumulent plus de dificultés (et aussi davantage d'abstentionnisme). Il faut faire vite, les banlieues ont chaud.


VL : que pensez-vous de la réforme de la géographie prioritaire engagée par Fançois Lamy?


RG : la clarification des 751 dispositifs (Ndlr : ZUS) nécessitait d'être faite. Le critère de la pauvreté est le bon.

 

Geneviève Fioraso met du baume au coeur des villes moyennes avant de les mettre au travail

Geneviève Fioraso met du baume au coeur des villes moyennes avant de les mettre au travail

Enseignement supérieur et Recherche  Publié le mardi 17 septembre 2013

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR) a loué le rôle et la place des pôles universitaires implantés dans les villes moyennes, lors d'un déplacement, le 16 septembre, à Albi sur le centre universitaire Jean-François-Champollion et à Brive-la-Gaillarde où elle a inauguré les nouveaux bâtiments du campus. "Par leur ancrage dans l'écosystème territorial et socio-économique, ces pôles de proximité jouent un rôle social, économique essentiel pour la démocratisation de l'enseignement supérieur, pour la lutte contre les inégalités territoriales et sociales, pour la réussite et
l'insertion des étudiants", a-t-elle déclaré.

C'est la première université de France !

Au XXIe siècle, notre système d'enseignement supérieur et de recherche ne peut pas se résumer et ne se résumera pas à une dizaine de grandes universités, les champions de la compétition universitaire internationale, comme le préconisaient nos prédécesseurs, a-t-elle encore déclaré, rappelant que les pôles universitaires des villes moyennes rassemblent 20% de la population étudiante, répartis sur 126 pôles dits de proximité (c'est-à-dire sur d'autres sites que le site central de l'université) proposant des centaines de formation diplômantes. Bref, c'est la première université de France !, a flatté la ministre, à condition toutefois de savoir saisir les possibilités offertes par la nouvelle gouvernance dessinée par la loi du 22 juillet 2013, relative à l'enseignement supérieur et à la recherche. A savoir : les trois types de regroupements instaurés par la toute nouvelle loi (fusions, communautés et associations), les principes des contrats de site établis en partenariat avec les collectivités, en premier lieu les régions et surtout que la loi prévoit pour chaque regroupement universitaire un document unique qui coordonnera et rassemblera tous les contrats et conventions pluriannuels qu'il aura passés avec l'Etat et chacune des collectivités territoriales (pour les détails, voir notre article Loi Fioraso : tout ce qui concerne les collectivités, du 24 juillet 2013).

Il s'agit donc maintenant de passer aux actes

Il s'agit donc maintenant de passer aux actes, et, en passant aux actes, de bien définir la place des pôles de proximité dans cet ensemble, a-t-elle poursuivi, conseillant de prévoir dès le début une gouvernance territoriale de l'ESR qui soit adaptable à la situation locale et à son évolution et qui reposera principalement sur le principe de subsidiarité entre l'université et ses composantes disciplinaires, mais aussi entre le site central de l'université et les sites distants. La subsidiarité et la gestion de proximité qui en découle sont des dimensions essentielles de l'autonomie, a-t-elle ajouté.

Les villes universitaires de taille moyenne et leurs pôles universitaires, soutenus par les communautés d'universités et établissements, disposent donc désormais des conditions législatives et politiques, ainsi que des leviers et des méthodes pour construire leur avenir, estime la ministre, renvoyant la balle dans le camp des villes moyennes.


                                                                                                                                                                    Valérie LIQUET

Monsieur Raphaël Le Méhauté, préfet, est nommé secrétaire général du comité interministériel des villes

Monsieur Raphaël Le Méhauté, préfet, est nommé secrétaire général du comité interministériel des villes

Sur proposition du Premier ministre, Raphaël Le Méhauté, préfet, est nommé
secrétaire général du comité interministériel des villes, à compter du 12 août
2013. Il succède à Hervé Masurel qui occupait ce poste depuis cinq ans. Il sera
en outre préfigurateur délégué du commissariat général à l’égalité des territoires
(CGET).

Raphaël Le Méhauté
né le 27 janvier 1953 à Plerneuf ( 22)

Carrière territoriale puis préfectorale
1989 : ENA Promotion «liberté égalité fraternité»

Dernières affectations :

Décembre 2010 / Aout 2012

Préfet délégué pour l'égalité des chances dans les
Bouches du Rhône

Aout 2012 / Aout 2013
Préfet,Secrétaire Général du Comité interministériel de prévention de la délinquance.

Le CV
complet de monsieur Raphaël Le Méhauté est consultable sur la page du
SG .CIV sur « www.ville.gouv.fr »

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