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Un appel à projets pour la création de centres d'affaires dans les quartiers

Un appel à projets pour la création de centres d'affaires dans les quartiers

Le ministère délégué à la Ville a annoncé, jeudi 27 février, le lancement d'un appel à projets pour créer des centres d'affaires dans les quartiers de la politique de la ville. Cet appel à projets, lancé en partenariat avec l'Anru, l'Acsé, l'Union sociale pour l'habitat (USH) et la Caisse des Dépôts, s'inscrit dans le cadre du plan "Entrepreneurs des quartiers" présenté par le ministre délégué à la Ville, François Lamy, le 11 décembre dernier. Un plan qui se fixe deux priorités : l'accompagnement à la création d'entreprise et le financement des projets.
Ces centres d'affaires ont "une double vocation", indique le ministère : "D'une part, ils proposent des locaux de bureaux 'clefs en mains' à loyer modéré pour les très petites entreprises et d'autre part, ils contribuent au développement du quartier en menant des actions de promotion de la création d'activité et en s'ouvrant aux habitants et aux associations de proximité."
L'appel à projets est financé à hauteur de 500.000 euros par l'Etat et la Caisse des Dépôts. Cette enveloppe servira à financer des études de faisabilité ou le démarrage de centres d'affaires. La Caisse des Dépôts et l'Anru apporteront aussi un accompagnement en ingénierie.


Les candidatures des collectivités territoriales, des acteurs économiques ou des bailleurs sociaux sont à déposer à l'adresse :
appelaprojetCAQ@caissedesdepots.fr.


La sélection des projets sera présentée en juillet 2014. Les projets retenus auront vocation à s'inscrire dans les futurs contrats de ville et dans les nouvelles
conventions de renouvellement urbain. Une enveloppe de 5 milliards d'euros est prévue pour le nouveau programme de renouvelable urbain 2014-2015, en direction de 200 à 230
quartiers qui seront connus à l'automne prochain. Les conventions prévoiront obligatoirement un volet développement économique, l'un des points faibles du précédent programme.

Les vœux pour 2014 du Président d’Entreprises et Territoires d’Avenir

Les vœux pour 2014 du Président d’Entreprises et Territoires d’Avenir

Des vœux, encore des vœux, toujours les mêmes… Tout cela est louable d'intention mais est-ce bien suffisant ? Le quotidien n'a de cesse de nous rattraper, et pour les entreprises et les territoires, demain c'est déjà aujourd'hui. Ce n'est donc plus les professions de foi, ni les expérimentations, qui vont nous permettre d'inverser les tendances dans lesquelles nous nous sommes lentement enlisés, mais une action adéquate,  fortement concertée, allant dans le sens de l'intérêt général. Sus donc aux vœux et place aux propositions et aux actions concrètes…

Riche d'enseignements de plus de 10 ans d'expérience, notre association « Entreprises et Territoires d'Avenir » regarde depuis toujours l'avenir bien en face et entend rester plus que jamais, en cette année 2014 qui débute, une incontournable force de proposition.

Nous sommes actuellement plongés dans un flou artistique quant à l'avenir des quartiers connaissant de graves problèmes, et ce n'est pas en réduisant leur chiffrage ou en les renommant dans un inventaire aléatoire, que se situent les solutions.

De même, le temps des nouvelles expériences sera long à fructifier, alors que prioritairement s'impose la pérennisation des dispositifs existants et qui ont fait inéluctablement leurs preuves.

L'urgence des urgences c'est la prise en compte des impératifs économiques et sociaux, avec la réduction des charges des entreprises, l'aide à la création et la mise en œuvre d'un programme de formation à l'emploi géré par les forces vives locales et en premier lieu par les associations d'entreprises, tout en développant les investissements d'accompagnement.

Si la défense du dispositif ZFU a été longtemps le socle des actions de notre association, nous avons décidé d'élargir notre champ opérationnel  à l'ensemble de la nouvelle géographie prioritaire de la politique de la ville en cours de réflexion, tout en prévoyant l'accompagnement et le soutien des territoires qui en seront exclus ainsi que l'accueil des nouveaux bénéficiaires.

Notre légitime ambition est d'engager une logique gagnant/gagnant dans la mutualisation du travail, des entrepreneurs avec celui des élus et des techniciens des collectivités, dans un vaste brassage des expériences, au sein duquel se situe la pertinence des propositions que nous désirons impérativement voir prises en compte par les décideurs.

Afin que 2014 ne soit pas l'année de tous les dangers, mais celle de l'espoir et du renouveau.

Jacques MURA

La politique de la ville recentrée sur les quartiers les plus défavorisés

La politique de la ville recentrée sur les quartiers les plus défavorisés


Le ministre de la ville, François Lamy, va présenter à l’Assemblée nationale son projet de loi pour une nouvelle politique de la ville. Le texte privilégie les quartiers les plus sensibles.


Extrait de l’article de Xavier Sidaner dans  « acteurs publics.com » du 20 / 11 /2013


Les députés examineront en fin de semaine un projet de loi qui réoriente la politique de la ville vers les poches de pauvreté, ,qu’elles se trouvent dans de grandes métropoles ou dans des villes situées au ,cœur de départements ruraux. “La politique de la ville concernera désormais toutes les villes qui portent les stigmates de la grande pauvreté, pas uniquement les banlieues des grandes agglomérations”, a résumé le ministre délégué à la Ville, François Lamy, qui défendra le texte jeudi 21 ou vendredi 22 novembre.

Mise en place après des émeutes urbaines près de Lyon à la fin des années 1970, la politique de la ville a accumulé les dispositifs pour venir en aide aux zones sensibles, au point de créer un mille-feuille difficilement compréhensible. Le projet de loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine prévoit de tout remettre à plat en se basant sur un critère unique : le revenu des habitants.

la part de chômeurs, de jeunes, d’immigrés, de HLM ou la présence de grands ensembles. Sur la base d’une analyse fine du territoire – par carrés de 200 m2
– le ministère de la Ville a dessiné une nouvelle carte de la pauvreté, en retenant les zones où la moitié de la population gagne moins de
11 250 euros par an (60 % du revenu fiscal médian).

Liste dévoilée après les municipales “Vivre avec moins de 11 250 euros par an, c’est vivre dans de très grandes difficultés, ces populations ne voient pas l’avenir, on va leur donner entre autres un horizon sur l’emploi. Notre objectif est de créer 30 000 emplois d’avenir d’ici la fin 2015 et 20 000 emplois francs pour lutter contre les stigmatisations à l’embauche”, a expliqué le ministre dans une interview au Journal du dimanche le 10 novembre.

Avec cette carte, François Lamy a établi une liste de 1 300 quartiers éligibles à ses crédits, contre 2 500 actuellement. Il avait promis de la rendre publique en octobre, mais ne le fera finalement qu’après les élections municipales.

Tout juste sait-on que 300 communes vont sortir du dispositif, dont Biarritz ou Hendaye (Pyrénées-Atlantiques), La Ciotat (Bouches-du-Rhône), Rueil-Malmaison ou Sceaux (Hauts-de-Seine). Et qu’une centaine vont y entrer, dont une partie dans des villes situées dans des départements à dominante rurale, comme Auch (Gers), Dax (Landes), Privas (Ardèche) ou Guéret (Creuse).
La publication de la nouvelle carte “aurait porté le débat sur une question de liste, alors que l’enjeu est le critère unique”, justifie François Lamy,
qui a multiplié les consultations pour déminer ce dossier très sensible.

Conseils citoyens

En 2009, une tentative de réduire le nombre des quartiers bénéficiaires avait achoppé face à la bronca d’élus locaux, soucieux de ne pas perdre leurs subventions. Cette fois, la réforme semble mieux engagée, le critère unique n’ayant pas été remis en cause en commission. “L’adoption d’un critère unique n’est pas mauvaise”, a observé le député UMP Jean-Marie Tétart, pour qui “les consignes de vote de l’UMP dépendront du cours des débats”. “Avec ce critère unique de la pauvreté, on fait entrer des petites villes comme Auch ou Guéret dans la politique de la ville. Mais les problèmes au Val-Fourré ou dans les quartiers nord de Marseille n’appellent pas les mêmes solutions qu’à Guéret”, pointe pour sa part le sociologue Renaud Epstein.

L’opposition focalise ses critiques plutôt sur les questions de gouvernance au niveau local, notamment sur la répartition des rôles entre les  maires et les présidents d’intercommunalité dans la signature des futurs contrats de ville.

La politique de la ville se construit au niveau local autour de ces contrats passés entre l’État et les élus. Le projet de loi prévoit de réunir les différents contrats (urbains, sociaux…) dans un contrat unique, signé au niveau de l’intercommunalité avec l’ensemble des acteurs (État, élus, organismes sociaux…). De leur côté, les habitants participeront, au sein de futurs “conseils citoyens”, qui seront associés à tous les organes de pilotage des contrats de ville.

Assemblée nationale, XIVe législature, Session ordinaire de 2013-2014

Assemblée nationale, XIVe législature, Session ordinaire de 2013-2014

Assemblée nationale, XIVe législature, Session ordinaire de 2013-2014

Deuxième séance du vendredi 08 novembre 2013


Extrait de l'intervention du député Thierry BENOIT (député Alliance Centriste, 6è circonscription Ille et Vilaine)

« Quant au budget de la politique de la ville, sa diminution constante montre que celle-ci ne fait pas davantage partie des priorités de l’action du Gouvernement. Ce manque de moyens ne permettra pas au projet de loi sur la politique de la ville d’avoir un impact réel dans nos quartiers sensibles, alors même que le plan initié par Jean-Louis Borloo en 2004 avait permis de mobiliser 42 milliards d’euros. On aurait pu s’attendre à des signaux forts, notamment concernant l’accès à l’emploi et le développement économique de zones difficiles. Or, le Gouvernement n’a pas jugé utile de prolonger un dispositif pourtant très efficace : celui des zones franches urbaines. Quant aux emplois francs, leur manque de lisibilité et les contradictions avec d’autres ministères nous font profondément douter de leur utilité ».


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