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Etre Français c’est simple et le montrer c’est mieux !

Etre Français c’est simple et le montrer c’est mieux !

Etre Français c’est simple et le montrer c’est mieux !
Le 11 janvier 2015 restera une journée historique pour le pays. Dans toute la France près de cinq millions de personnes ont défilé, avec calme, respect et recueillement, dans une foi dans la République exprimée de mille façons.

Une marée humaine a envahi les rues de la capitale et des villes de province pour rendre hommage aux victimes des attentats des derniers jours en France et dire « non » au terrorisme.

Une journée historique, mais avec beaucoup de défis à relever et plus question de calculs politiciens, place à la grandeur. Car il serait indigne de répondre à cette ferveur collective par des habiletés politiciennes.

Ce dimanche, Paris est devenue la capitale du monde contre le terrorisme en accueillant une immense manifestation d'hommage aux victimes des 17 personnes tuées par trois jihadistes français. Outre les centaines de milliers d'anonymes, près de 50 chefs d'état et de gouvernement ont défilé entre les places de la République et de la Nation.

La  Province n’était pas en reste avec de nombreux participants comme à Lyon (300000), à Toulouse, à Bordeaux, à Marseille, à Nîmes ou à Lille

La démonstration finale est qu’être Français c’est simple et le montrer c’est mieux

Programme de renouvellement urbain 2014-2024

Programme de renouvellement urbain 2014-2024

PHOTO : Le Président François Hollande, le ministre de la ville Patrick Kanner et la secrétaire d’État Myriam El Khomri dans le Pas de Calais

Programme de renouvellement urbain 2014-2024

François HOLLANDE le 16 décembre 2014 dans le Pas de Calais :

C’est autour de l’égalité que nous devons construire le pays

C’est autour de l’égalité que nous devons construire le pays : nous ne pouvons pas accepter qu’il y ait des quartiers perdus de la République. Un nouveau chapitre de l’histoire du renouvellement urbain s’écrit pour les 10 prochaines années. Les 200 quartiers du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) seront les fers de lance de cette reconquête de nos villes et de nos quartiers. Ils sont le fruit d’une sélection rigoureuse, mais sur la base d’un critère simple : la pauvreté des habitants, "qu’ils habitent dans une grande agglomération ou une petite ville rurale, dans l'Hexagone ou les outre-mer, dans des grands ensembles en banlieue ou dans les immeubles anciens d’un centre-ville," a expliqué le président de la République le 16 décembre dans le Pas-de-Calais. 5 milliards d'euros seront mobilisés pour déclencher 20 milliards d'euros d’investissements, non seulement pour améliorer le cadre de vie mais aussi pour :

• restaurer une offre de service public dans les quartiers par tous les moyens : nouvelle éducation prioritaire, déploiement des 80 ZSP, création des 100 000 solutions d’accueil des enfants de moins de 3 ans ; …

• favoriser l'économie : quand on rénove un quartier, les entreprises s'y installent, les commerces aussi. Les zones franches urbaines seront refondues en de nouveaux "territoires entrepreneurs" qui garantiront des incitations fiscales clarifiées et fortes ;

• l'emploi des jeunes : la jeunesse des quartiers est aujourd’hui l’un des principaux publics de la politique de l’emploi. 3 000 jeunes des quartiers prioritaires sont en emplois d’avenir, en 2015, cette proportion atteindra 30%. Par ailleurs, le déploiement de la Garantie jeunes s’accélèrera en 2015 pour toucher 50 000 jeunes ;

• soutenir les associations, "catalyseurs de citoyenneté". Les associations ont besoin de soutien de stabilité et simplicité. Le financement pluriannuel des associations devra devenir la norme et avec le choc de simplification en 2016 chaque association remplira en ligne un seul dossier de demande de subvention pour tous ses financeurs ;

• développer la ville durable : ces quartiers devront être des laboratoires de l’excellence en matière de développement durable : Institut pour la Ville durable opérationnel au printemps 2015, et un quart des 450 millions d'euros dédiés à l'appel à projet pour les transports collectifs et la mobilité durable servira au décloisonnement des quartiers.

Avant d’être une politique de réhabilitation de l’habitat, la politique de la ville c’est la création de lien social. "Ce sont les habitants qui savent le mieux comment chaque besoin s’articule à d’autres et il ne faut jamais avoir peur de donner la parole aux gens". La loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014, finance et organise cette participation : à partir du 1er janvier 2015, dans chacun des contrats de ville conclus pour les 1 500 quartiers de la nouvelle politique de la ville, les habitants pourront s’exprimer dans des "conseils citoyens". Et dorénavant, pour chaque projet de renouvellement urbain les habitants, les associations et les acteurs locaux pourront débattre au sein des Maisons du projet.

A MARSEILLE LES QUARTIERS NORD SONT CONSIDÉRÉS COMME LE REPOUSSOIR DE LA MÉTROPOLE ALORS QU’ILS POURRAIENT ÊTRE UNE CHANCE POUR LA MÉTROPOLE

A MARSEILLE LES QUARTIERS NORD SONT CONSIDÉRÉS COMME LE REPOUSSOIR DE LA MÉTROPOLE ALORS QU’ILS POURRAIENT ÊTRE UNE CHANCE POUR LA MÉTROPOLE

PHOTO : M. François RANISE président de CAP au NORD Entreprendre

A Marseille « LES QUARTIERS NORD SONT CONSIDÉRÉS COMME LE REPOUSSOIR DE LA MÉTROPOLE ALORS QU’ILS POURRAIENT ÊTRE UNE CHANCE POUR LA MÉTROPOLE »

7 octobre 2014

Pour François Ranise, président de Cap Au Nord Entreprendre, réseau dynamique d’associations d’entreprises, situées dans les quartiers Nord, la solution pour le territoire Nord passe forcément par une réussite économique. Nous sommes revenus avec lui sur l’expérience des Zones Franches Urbaines, l’implantation de nouvelles entreprises et ce qu’il reste à faire pour développer le Nord et inclure les populations dans un processus de vitalité économique. Car le dispositif ZFU, malgré un bilan économique positif, n’a pas permis aux populations des quartiers difficiles de trouver massivement un emploi. Cap au Nord Entreprendre, réseau d’entreprises a l’ambition de rassembler l’ensemble des acteurs économiques des arrondissements du nord de Marseille et planche sur des projets et des propositions pour développer le territoire nord qui compte 50%des entreprises de Marseille.


Qu’est-ce que Cap au Nord Entreprendre ?
Cap au Nord Entreprendre est né du regroupement d’EZF (Entrepreneurs en Zone Franche) et d’Arnavant. A partir de 2009, EZF et Arnavant se sont regroupés. Ces structures ont fusionné depuis janvier 2014 pour créer une structure commune, nommée, Cap au Nord Entreprendre.

Comment se portent les entreprises sur le territoire Nord de Marseille ?
Il faut savoir que 13-14-15-16ème arrondissements rassemblent 50 % des entreprises de Marseille, Le territoire nord représente 4000 entreprises. Aujourd’hui, les budgets sont serrés de près. Actuellement, le premier souci des entreprises est de survivre dans une immédiateté qui dépasse difficilement le cap des 12 mois. Et toutes les entreprises en sont là. A Marseille et ailleurs.

Vous représentez combien d’entreprises ?
Cap au Nord regroupe 250 entreprises.

Quels types d’entreprises sont présentes au Nord de Marseille ?
Sur le territoire Nord, sont présentes de très grosses entreprises comme la SNEF, entreprise de maintenance et d’installation électrique dont le siège social est aux Arnavaux ou EDF et Bouygues. Mais le tissu entrepreneurial du territoire Nord est constitué essentiellement de PME, notamment de sociétés des transports ou de BTP. Or, actuellement, dans le secteur du bâtiment les marges sont tirées, avec un recul de construction, un recul des investissements des collectivités locales (-8%) et les investisseurs et promoteurs privés deviennent très frileux. Nous assistons à une grosse érosion d’emploi dans le BTP.

Et les entreprises à hautes technologies ajoutées sont-elles présentes sur le territoire Nord ?
Sur ce territoire, toute la filière portuaire et arrière-portuaire est importante avec du transport, un peu de mécanique, et un peu de réparation navale qu’il faudrait relancer. Il existe également des entreprises qui ont le vent en poupe et se situent sur des secteurs qui marchent, autour du numérique et des nouvelles technologies, comme Jaguar Networks ou Virtual Expo, Oxatys, ce sont des entreprises qui ont le vent en poupe. Et bien sûr, les entreprises situées au pôle de château Gombert, dans le 13ème. Aix et Marseille se sont également positionnés pour candidater sur la French Tech, une aide ministérielle pour pousser des fleurons de l’économie numérique, qui pourrait apporter 200 millions d’euros.

Les entrepreneurs d’origine Maghrébine ou d’Afrique sont-ils présents à Cap Au Nord ?
Pas assez. C’est peut-être aussi qu’ils font d’abord appel à leur propre réseau avant de venir nous voir. Mais, c’est vrai que sur Marseille, on conserve un modèle communautarisme. Nous sommes encore sur un modèle ancien où les entrepreneurs étaient les notables, issus de vieilles familles marseillaises. On peut dire en effet, qu’à Marseille, il y a encore un modèle conservateur. Même si ça bouge un peu depuis une dizaine d’années. Et l’on retrouve cela dans beaucoup d’instance patronale. Nous ne sommes pas dans l’innovation quant à la gouvernance des instances patronales. Mais à Cap au Nord, nous avons une culture de lien avec les habitants et le territoire.

Peut-on dresser un premier bilan à Marseille du dispositif des Zones franches Urbaines ?
Il y a eu de multiples prolongations et aménagement du dispositif ZFU, depuis quelques années. Aujourd’hui c’est un processus en voie d’achèvement. Le 31 décembre 2014, nous arrivons au terme de l’expérience ZFU. Et a priori, il semble que ce ne soit pas prolongé. A côté de cela, l’Etat a mis en place une autre logique, celle des quartiers prioritaires, dans le cadre de la nouvelle politique de la ville qui n’englobe pas forcément le volet économique. Ce carroyage (territoire partagé carreau par carreau NDLR) est très mathématique, et exclue l’environnement économique, or les entreprises de ces secteurs souhaitent être associées à cette politique. Et un quartier qui marche ne pourra fonctionner que par une réussite économique de ce quartier.

Ces Zones Franches Urbaines, mises en place en 1995, ont-elles permis à des entreprises de s’implanter et se développer, et de relancer l’emploi, dans les quartiers nord ?
Les ZFU ont permis de relancer l’économie sur des territoires qui étaient à l’abandon. Par contre, ce système n’a pas engendré massivement une ’employabilité des habitants des cités nord. Parce que le volet formation n’a pas fonctionné. Il aurait fallu prévoir, en même temps que les embauches, un système de formations pour faire avancer les personnes nouvellement recrutées. Et ça n’a pas été le cas. Au fur et à mesure, le législateur a vidé ce projet zones franches de sa substance en séparant le fiscal du social, en augmentant le taux de population issues du quartier à embaucher. Pour les entreprises, c’est presque impossible d’embaucher deux personnes sur trois issues des quartiers, car elles ne trouvent pas assez de personnes qualifiées sur ce secteur. C’est ce qui s’est passé pour beaucoup d’entre elles qui sur la fin, s’implantaient par rapport à la dynamique économique du secteur, mais n’embauchaient pas des personnes des quartiers, et ne bénéficiaient pas d’allègement de charges. Au bout du compte, le lien avec la population n’a que moyennement fonctionné et le volet formation a été absent.

La politique de la ville n’a pas pris en compte l’aspect économique des quartiers en difficulté ?
Il n’y a pas de réflexion sur un écosystème global qui prendrait en compte notamment l’aspect social, mais aussi économique et celui de la formation de la population du territoire.

Et, vous, à Cap au Nord entreprendre, vous pourriez être force de proposition sur une réflexion intégrant le volet économique des quartiers nord de Marseille ?
Nous sommes en train d’élaborer des propositions avec une association nationale à laquelle nous sommes adhérents et qui s’appelle Entreprises et Territoire d’Avenir, association spécialisée dans le déroulement des dispositifs zones franches urbaines et des territoires d’avenir, pour rebondir utilement sur ces quartiers prioritaires et sur la question de l’emploi et de la formation.

Le réseau Cap au Nord, organise-t-il des actions en direction de ces populations ?
Dans les années 1980, il y a eu des tensions entre les entreprises d’Arnavant Activités et les cités environnantes, Bassens et la Visitation. Quelques tentatives ont eu lieu comme des actions de formations mais qui se sont relativement vite arrêtées. Cependant, une relative paix sociale, s’est installée entre ces entreprises et ces cités. Des personnes ont été recrutées, du lien a été créé, je dirais plus globalement une position a changé et un regard a été porté différemment des deux côtés, avec des a priori ou des préjugés qu’il faut faire sauter. Du côté d’EZF, il y a toujours eu un souci de développer du lien avec les territoires et les habitants. EZF a créé le Forum de l’emploi qui aura lieu le 21 octobre prochain. L’association des Entrepreneurs en Zone Franche a également impulsé « La course des trois chances », autour de l’insertion. A Cap au Nord Entreprendre, ce lien fait partie de nos axes de travail, et développer le volet emploi est l’un de nos objectifs. Dans le cadre du label Emplitude, nous avons également accueilli des élèves de l’école de la deuxième chance dans nos entreprises. Nous travaillons beaucoup avec la Maison de l’emploi de la ville de Marseille. Nous avons élaboré 10 propositions pour les territoires Nord de la ville.

Quelles sont vos propositions ?
Nous demandons, entre autres, à ce que dans le cadre des marchés publics, soient choisies les entreprises qui développe un programme d’insertion dans les quartiers. L’économique et les entreprises ont besoin de recruter à proximité, pour des tas de raisons. « On ne peut pas être une entreprise qui gagne sur un territoire qui perd », comme le dit Gérard Lesseur, de société Altergis. Nous avons élaboré d’autres pistes, dans le cadre de la future métropole, comme un volet emploi-formation. La question de l’emploi est centrale. Nous préconisons un soutien aux logistiques de gestion prévisionnelles des emplois et compétences. Sur le point des transports, nous souhaitons améliorer la desserte des entreprises. De plus, avec le FAS (fonds d’action Sociale) et l’éducation nationale, nous avons monté un dispositif, pour 2014/2015 qui met en relation les professeurs de quatre collèges et les entreprises qui pourraient recevoir les élèves de collège qui ont souvent des difficultés à décrocher un stage. Nous organisons également La Baticup, deux jours de régates avec les élèves de l’école de la deuxième chance. Nous avons besoin d’une attractivité sur ce territoire Nord, aujourd’hui les quartiers nord sont considérés comme le repoussoir de la Métropole alors qu’ils pourraient être la chance de la Métropole, en étant eu centre. Nous avons également quelques théâtres qui sont isolés, la cité des arts de la rue très actives mais peu ouvertes au public.

Sur la sécurité de ces quartiers ?
Il y a un vrai problème de sécurité. Lorsqu’on se balade, le soir, sur ces grandes aires vides où la lumière ne fonctionne pas bien, où il n’y a plus de bus à partir de 9 heures, où il n’y aucune zone de vie, sauf quelques ilots culturels, ce n’est pas très sécurisant. Il y a une vraie carence dans ce quartier en termes d’infrastructures, de maintenance de la voirie, de l’éclairage, des transports. Si bientôt, le métro va arriver jusqu’à la rue de Lyon, il ne sera finalement pas prolongé jusqu’à l’hôpital Nord, et c’est dommage. Des réseaux vont se développer d’ici 10-15 ans autour des tramways et des TER. Mais le problème, c’est que nous, entreprises, en avons besoin maintenant, c’est pour cela que nous mettons en place un projet qui s’appelle « Nord We Go », qui répondra à la problématique du dernier kilomètre, nous allons installer un système de micro-navettes, organiser des co-voiturages et non allons négocier des places de crèches. Nous ferons connaître ce projet en janvier 2015.


Pour plus d’informations sur Cap Au Nord Entreprendre
http://www.capaunord.fr/

Propositions d’Entreprises et Territoires d’Avenir pour une nouvelle politique de la Ville

Propositions d’Entreprises et Territoires d’Avenir pour une nouvelle politique de la Ville

« il n’y a pas de développement sans investissement »
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