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Extrait du blog de M. Michel CHAMPREDON, Maire d'Evreux et Président du Grand Evreux Agglomération du 22 décembre 2010

Extrait du blog de M. Michel CHAMPREDON, Maire d'Evreux et Président du Grand Evreux Agglomération du 22 décembre 2010

"... Le mercredi 15 décembre, j’étais à l’Assemblée nationale pour représenter l’Association des Maires de France au groupe de travail consacré au Zones Franches Urbaines << ZFU, développement économique et emploi dans les quartiers >>

Le jour même, la première page du Monde rappelait l’urgence : dans les Zones Urbaines Sensibles (ZUS), 43% des jeunes hommes et 37% des femmes subissent le chômage.

Concrètement, qu’est-ce que recouvre le terme barbare de ZFU ? C’est tout simplement une zone géographique qui regroupe un ou plusieurs quartiers et pour laquelle il a été décidé d’instaurer des mesures d’exonérations sociales ou fiscales afin de combattre la fracture
sociale et l’isolement. Le but : favoriser l’activité dans ces zones. A Evreux, vous connaissez d’ailleurs tous notre ZFU, c’est celle de La Madeleine-Long Buisson. C’est l’une des 100 ZFU de France.

Est-ce que cela marche ? Pas assez. Faut-il pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain ? Là est toute la question. A l’heure du bilan, ce groupe de travail composé d’élus de tous bords et de techniciens s’est donc réuni afin de déterminer ce qu’il fallait garder du dispositif.

De fait, il est de bon ton de rappeler que la politique de la Ville serait un échec patent :depuis ce mois de décembre de 1990 où le Président Mitterrand décida d’en faire une priorité nationale en créant un ministère spécifiquement consacré à la question –le ministère de la Ville-, c’est bel et bien des milliards et des milliards d’euros qui ont été investis pour mettre fin au scandale de l’inégalité territoriale. Avec les résultats que l’on sait.

Mais où en serions-nous sans cette prise de conscience?

A Evreux, comme ailleurs, la situation exige de prendre la situation à bras le corps. Nos moyens ne sont pas ceux de l’Etat ou de certaines Villes plus aisées. Mais nous avons des idées.

C’est ainsi que j’ai notamment souhaité que nous étudions le projet de création de véritables « Journées de l’activité et  l’entreprenariat » afin de favoriser la création et la pérennisation de l’activité sur notre Territoire. Favoriser les rencontres et les parrainages c’est encore le meilleur moyen d’aider ceux qui « en veulent » à passer à l’acte et à réussir. A notre échelle, nous pouvons ainsi, par des mesures concrètes, faire reculer le chômage, et aider les jeunes à transformer leurs ambitions et leurs espoirs en projets solides. 

Mais, et j’en suis convaincu, ce combat pour une « ville meilleure », moins inégalitaire, ne se gagnera pas sans un changement de politique nationale voire, européenne.

En vérité, il s’agit là d’un enjeu d’ordre civilisationnel. Il s’agit d’adapter la ville à l’être humain et non l’inverse. Un enjeu de civilisation dont le Président Mitterrand avait posé les termes  dès 1982, voici ce qu’il nous rappelait : 

 « En un siècle, la France est passée d’une société principalement rurale à une société essentiellement urbaine. Il s’agit là de l’un des plus grands bouleversements de l’histoire moderne et nous commençons seulement à prendre toute la mesure. Ce prodigieux changement des conditions de vie, n’a pas encore donné naissance à une manière de vivre répondant aux aspirations de l’homme. C’est pourtant, j’en suis convaincu, sur notre capacité à faire émerger une civilisation de la ville que nous serons jugés par les générations futures. Les sources du désordre urbain sont profondes et elles touchent aux racines même du capitalisme industriel. Il a drainé les hommes et les femmes vers les villes pour qu’ils viennent y servir ses machines et y consommer ses objets, sans créer des lieux de culture et de communication authentiques. Il nous appartient de renverser cette tendance et de faire les premiers pas vers une civilisation urbaine. »...

ZFU : le groupe de travail d’Eric Raoult rendra ses conclusions en mars

ZFU : le groupe de travail d’Eric Raoult rendra ses conclusions en mars


Prorogé jusqu’au 31 décembre 2011, avec une existence de près de quinze ans, le dispositif des ZFU fait l’objet, depuis novembre 2010, d’une mission confiée à un groupe de travail "ZFU, développement économique et emploi dans les quartiers", présidé par Eric Raoult, député-maire du Raincy, ancien ministre.


Le monde de l'entreprise est représenté à l'intérieur de ce groupe de travail, constitué de 18 membres, par la FNAE-ZUS en la personne de son Président M. Jacques MURA  ainsi que par M. Yann AIRAUDO Président de l'association EZF (ZFU de Marseille) et M. Franck GRIMONPREZ  Président de l'association OPTIMIS (ZFU de Valenciennes) toutes deux membres de la FNAE-ZUS et M.Youness BOURIMECH entrepreneur à BONDY ainsi que Mme Danielle DUBRAC, Vice-Présidente de la CCIP 93.


Réuni deux fois par mois depuis le 3 novembre dernier, ce groupe de travail formulera, en mars prochain, des propositions d’actions de manière à stimuler l’activité économique des quartiers et favoriser l’insertion professionnelle de ses habitants, notamment des jeunes.


Ses propositions prendront notamment appui sur : les résultats d’une enquête lancée auprès de tous les maires dont la commune comporte une ZFU ; les travaux d’évaluation existants ; des expériences étrangères ; l’audition de personnalités qualifiées ; plusieurs déplacements dans les zones franches urbaines. Pour mener à bien cette mission, Eric Raoult préside un groupe de travail pluridisciplinaire composé de parlementaires, d’élus locaux, de chefs d’entreprises, d’acteurs associatifs et de représentants du monde économique et de l’administration.


Les ZFU, au nombre de 100, se fondent sur un dispositif dérogatoire et temporaire d’exonérations de charges sociales et fiscales dont peuvent bénéficier les entreprises implantées ou qui s’installent dans ces zones. Issues de trois générations différentes (1996, 2004 et 2006), elles constituent un des zonages de la « géographie prioritaire » mise en place dans le cadre de la politique de la ville. Elles visent principalement à renforcer la mixité fonctionnelle de ces quartiers résidentiels, ainsi qu’à y créer de l’activité économique et de l’emploi pour leurs habitants.




 

Madame Marie-Josée ROIG appelle l'attention de Madame la Ministre de l'économie, des Finances et de l'Industrie sur le devenir des Zones Franches Urbaines

Madame Marie-Josée ROIG appelle l'attention de Madame la Ministre de l'économie, des Finances et de l'Industrie sur le devenir des Zones Franches Urbaines


Question écrite :


"... Le dispositif des zones franches urbaines produit des effets positif incontestables, tant au niveau quantitatif en matière de créations d'entreprises et d'emploi, qu'au niveau qualitatif en matière de cohésion sociale. Entreprises et associations sont inquiètes face au risque d'expiration de cette mesure au 31 décembre 2011. La disparition des ZFU risquerait d'avoir des conséquences graves car, sans socle économique fort, il ne peut y avoir de politique sociale réussie.


Si l'état des finances publiques oblige à faire des choix responsables, il faut établir des priorités pour nos quartiers sensibles.


Or, si elles étaient amenées à disparaître, les ZFU de dernière génération, dont celle d'Avignon, n'auront pas eu le temps de prouver toute leur efficacité d'ici fin 2011, et ne pourront pas consolider les acquis et répondre à l'espoir soulevé par les opérations de rénovations urbaine en cours. Aussi, considérant comme primordial que l'État assure l'équité entre les communes qui bénéficient des ZFU depuis 2006 et celles qui ne sont pourvues de plus longue date, au regard de la durée du dispositif, et estimant que la suppression pure et simple du dispositif est préjudiciale et dangereuse, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre en concernant les zones franches urbaines pour l'après-2011 afin d'assurer leur pérennisation..."



 

AVIGNON : Un Village des Métiers pour accueillir 35 Artisans

AVIGNON : Un Village des Métiers pour accueillir 35 Artisans


La rue est encore en terre   mais, de part et d'autre, les bâtiments, bardés de bois et bientôt recouverts de panneaux photovoltaïques, sont quasiment achevés. D'ici quelques semaines, la première tranche du Village des métiers accueillera ses artisans. Aménagé sur 2,2 hectares par Citadis, pour un montant de 4,5 M, dans le quartier de Baigne-Pied, au bout de l'avenue Monclar, il poursuit le développement de la Zone franche urbaine, créée en 2006 (lire encadré), après la rénovation du château de la Barbière et l'hôtel d'entreprises de la Croix Rouge qui accueille 29 entreprises. Au total, 35 ateliers de 150 m2 seront proposés à la vente ou à la location.   « Il répond à une vraie demande des artisans en mal de foncier et va développer de l'emploi dans des quartiers difficiles », se réjouit le maire Marie-Josée Roig.


Pour Foued Héraguemi et Philippe Bonnefond, dont l'entreprise d'isolation industrielle Isotherman va s'installer dans un des ateliers, les avantages fiscaux de la ZFU ont été un argument de plus.   « On recrutera sur le quartier, aucun problème, on a prévu vingt emplois d'ici deux ans. » Même enthousiasme chez Jérémie Chanal dont l'entreprise d'énergies renouvelables va louer 150 m2 d'atelier : «   Ce qui m'a plu, c'est ce concept nouveau de village des métiers qui regroupe des artisans. Avec un an de carnet de commandes d'avance, on pense doubler notre effectif, de 10 à 20 personnes. Embaucher sur le quartier, au-delà des aides, c'est aussi être une entreprise citoyenne. »

Quand le village sera achevé, il devrait regrouper une cinquantaine d'emplois. Il est complété, sur trois hectares, par sept parcelles viabilisées, toutes déjà commercialisées. L'association Relais 84 y créera un centre de collecte de vêtements avec 50 personnes, la boulangerie industrielle Socopat aura 40 salariés.   « Ce projet recrée de l'activité dans une zone désertée », se félicite le maire qui va demander au gouvernement de pérenniser le dispositif de la ZFU au-delà de fin 2011 car   « sans socle économique, il ne peut y avoir de politique sociale réussie. »

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