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François Lamy lancera la concertation le 11 octobre à Roubaix

François Lamy lancera la concertation le 11 octobre à Roubaix

C'est le 11 octobre, à Roubaix, que François Lamy lancera officiellement, en présence de Cécile Duflot, la concertation nationale sur la politique de la ville sous l'intitulé "Quartiers, engageons le changement". Ce sera à l'occasion d'une plénière réunissant les 150 participants choisis par le ministère pour réfléchir activement : représentants d'associations ("de la petite
association locale à la grosse fédération de représentation nationale", nous a précisé le ministère), élus (sénateurs, députés et associations d'élus), représentants de l'Etat et personnalités qualifiées.


Ils plancheront, entre octobre 2012 et janvier 2013,[/size] au sein de trois groupes de travail sur les thèmes suivants : géographie prioritaire contractualisation gouvernance et politiques sectorielles. Chaque groupe sera coprésidé par un élu et un représentant de l'Etat (cf. encadré). Ils se réuniront quatre à six fois, dont une fois en plénière à la mi-novembre. La plénière de clôture est prévue mi-janvier.


150 personnalités dans trois groupes de travail

Le premier groupe de travail réfléchira aux conditions d'une "nouvelle géographie prioritaire resserrée, simplifiée et qui garantisse l'efficacité de l'action publique" en proposant une alternative à "l'approche territorialisée" d'aujourd'hui. Le second groupe travaillera à la rénovation de la contractualisation Etat/collectivités, à l'échelle de la communauté d'agglomération et en mobilisant au maximum le droit commun.  Leur mission sera en effet de rechercher "les modalités de mise ;en œuvre, de suivi et d'évaluation d'une nouvelle génération de contrats favorisant l'implication de l'ensemble des acteurs et intégrant, dans un cadre intercommunal, les projets de rénovation urbaine, les actions de cohésion sociale et les politiques de droit commun de l'Etat et des collectivités territoriales". Le troisième groupe s'interrogera sur l'élaboration d'un "véritable" projet de territoire, le contenu des politiques sectorielles, leur mise en perspective par des problématiques transversales, et les modalités selon lesquelles ces politiques doivent intensifier, adapter ou mieux coordonner leurs interventions pour tenir compte des spécificités des quartiers prioritaires. Par exemple : "faciliter la mobilité des habitants pour les aider à accéder à l'emploi", "mieux articuler les interventions sur le bâti et les actions en faveur de la cohésion sociale", "favoriser la mixité sociale par des politiques de peuplement adaptées", "repenser le rôle et la place de l'école dans les quartiers populaires", "développer l'accès aux soins de proximité face à la pénurie médicale

Cahiers d'acteurs pour les autres

Pour ceux qui ne font pas partie du cercle, des cahiers d'acteurs sont mis à disposition sous forme d'une liste de 18 questions du type "qu'est-ce qui caractérise selon vous la pauvreté d'un territoire et les difficultés rencontrées par ses habitants ?" ou encore "faut-il conserver les droits attachés automatiquement aux zonages (exonération) ou privilégier la construction d'un projet de territoire au sein d'un contrat?" ou bien "comment traduire dans les faits la solidarité intercommunale en faveur des quartiers défavorisés?"... Le tout à rendre avant le 3 décembre.
Pour les nons experts ni professionnels, des rencontres avec des citoyens seront organisées dans plusieurs villes de France pour recueillir l'avis et l'expertise des habitants des quartiers populaires en présence de François Lamy. Rappelons qu'à l'issue de ces trois mois, début 2013, des propositions seront présentées par le ministre délégué à la Ville au Premier ministre qui présidera dans la foulée un comité interministériel. Suivra un projet de loi portant à la fois sur la redéfinition de la géographie prioritaire, sur "une nouvelle génération de contrats" mobilisant davantage le droit commun de l'Etat et des collectivités, et sur "des politiques sectorielles mieux adaptées à la réalité des quartiers" (rénovation urbaine, emploi, santé…).

Valérie Liquet

Groupes de travail : une présidence
bicéphale élu

Le groupe de travail sur la "nouvelle géographie prioritaire" sera coprésidé par Claude Dilain et Nicole Klein. Le premier est sénateur de Seine-Saint-Denis depuis septembre 2011, ancien maire de Clichy (1995 à 2011), ex président de l'Association des maires Ville et Banlieue de France (de 2008 à 2011). La seconde est préfète hors classe de Seine-et-Marne depuis juillet 2012, ex directrice de l'agence régionale de santé d'Aquitaine (2010-2012), ex préfète déléguée pour l'égalité des chances auprès du préfet de la région Nord-Pas-de-Calais (2006-2008) et ex adjointe au directeur général de l'urbanisme, de l'habitat et de la construction (DGUHC) entre janvier 2002 et mai 2005.

Le groupe "contractualisation, gouvernance et évaluation" sera coprésidé par Annie Guillemot, maire de Bron depuis 1999, vice-présidente de la communauté urbaine du Grand Lyon depuis 2002, chargée en 2008 de la mixité des fonctions urbaines, vice-présidente de l'Association des maires de France (AMF) où elle est présidente de la commission "Villes et territoires urbains", et Claude Morel, préfet des Landes depuis juin 2012, ex préfet pour l'égalité des
chances auprès du préfet de Seine-Saint- Denis de 2009 à 2012.


Le groupe "projet de territoire, priorités thématique de l'intervention sera coprésidé par Stéphane Beaudet, maire de Courcouronnes depuis 2001, premier vice-président de la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne depuis 2001 chargé du projet de territoire, des transports et déplacements, et Françoise Bouygard, conseiller maître à la Cour des comptes depuis septembre 2009 où elle est membre de la 5e chambre (ministères chargés de l'Emploi, du Travail, de la Formation professionnelle, du Logement et des Affaires sociales ; et organismes faisant appel à la générosité publique).

QUATRE VILLES VONT EXPÉRIMENTER LES EMPLOIS FRANCS

QUATRE VILLES VONT EXPÉRIMENTER LES EMPLOIS FRANCS

Les Echos.fr
par Guillaume Roussange et Paul Molga - 02/10/2012

François Lamy, ministre de la Ville, a choisi quatre villes: Amiens, Grenoble, Clichy-sous-Bois et Marseille. Les entreprises accueillant des jeunes des quartiers bénéficieront des aides.


Promesse de campagne de François Hollande, le dispositif des « emplois francs » commence à prendre vie. Selon une information publiée hier par le quotidien « Libération », le ministre de la Ville François Lamy a choisi de lancer une première expérience dans  quatre villes : Amiens, Grenoble, Clichy-sous-Bois et Marseille. Le  principe est simple : il s'agit d'inverser la logique instituée par la création des zones franches urbaines, qui était d'attirer dans les  quartiers défavorisés des entreprises à coups de déductions fiscales et  d'exonérations. Le nouveau système, demandé depuis des années par l'association d'élus Villes et Banlieues, consiste à permettre aux  jeunes des quartiers d'être employés dans des entreprises en dehors de leurs quartiers, celles-ci bénéficiant alors d'exonérations. Il devrait voir le jour début 2013.


Parcours pour les candidats


Les élus d'Amiens Métropole se frottent les mains. Jean-François Vasseur, vice-président (EELV) à l'économie, estime que le dispositif pourrait permettre d'améliorer la situation de l'emploi dans les quartiers. Mais il attend des précisions sur le périmètre permettant aux entreprises de bénéficier des exonérations. Exemple : une entreprise de l'Aisne ou de l'Oise recrutant un jeune du quartier nord d'Amiens pourra-t-elle prétendre à ces avantages ? « Il faut à tout prix éviter les effets d'aubaine »,s'inquiète-t-il. Les élus d'Amiens reconnaissent que les zones franches(voir ci-dessous) ont permis d'injecter de l'économie dans la politiquede la ville, mais insistent sur le fait que seuls 10 à 15 % des emplois ont profité aux habitants du quartier concerné. Ils insistent sur la nécessité de construire un parcours pour les candidats avec des systèmes de tuteurs. La ville a créé un dispositif permettant à des jeunes victimes de discrimination d'acquérir une première expérience professionnelle au sein de la collectivité sur des compétences réutilisables dans le privé.


A Marseille, constat inverse, Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, veut à tout prix défendre les ZFU. « Les zones franches sont une nécessité pour Marseille », résume le président socialiste de Marseille Provence Métropole, Eugène Caselli, qui se dit d'accord pour les emplois francs, « mais pas au détriment d'un système qui a fait ses preuves ».




En fait, tous craignent les conséquences d'une disparition des zones franches. « Si les entreprises n'ont plus l'obligation de recruter dans ces quartiers, elles seront tentées d'aller voir ailleurs, là où la main-d'oeuvre est d'emblée plus qualifiée », ajoute Jacques Mura, président de la Fédération nationale des associations d'entreprises en zones urbaines sensibles

MARSEILLE : LES CHANTIERS EN COURS

MARSEILLE : LES CHANTIERS EN COURS

Extrait de la Provence : Accueil A la Une - Marseille

Publié le lundi 27 août 2012


Eugène CASELLI, Président PS de MPM et Jean Claude GAUDIN, Maire UMP et son 1er Adjoint Roland BLUM font le point


Les chantiers en cours

Vieux-Port, Euroméditerranée, stade Vélodrome, tunnel de Rabatau, musées... en attendant voies de bus sécurisées ou tramway rue de Rome. Un été plus tard, la ville reste un chantier à ciel ouvert. "Tout ce qui compte pour moi, explique Jean-Claude Gaudin, c'est le développement de cette ville. Je compte sur les autres collectivités et l'État pour m'y aider financièrement."

Maître d'oeuvre avec la communauté urbaine MPM des chantiers du Vieux-Port ou de ceux liés aux transports, Eugène Caselli, assure être "dans les temps". "En huit mois, on aura réalisé un chantier prévu pour 15 mois sur le Vieux-Port. À côté, le boulevard du Littoral offrira une entrée qui correspond aux statuts de la ville. Le J4, lui, sera un site culturel remarquable. Marseille 2013, en ce sens, aura été un formidable accélérateur. Les chantiers se multiplient, c'est vrai, mais Marseille a besoin de grands travaux pour l'emploi, l'investissement et des espaces publics apaisés."

Analyse partagée par Roland Blum. Le premier adjoint au maire UMP, chargé du développement économique, rappelle que "les travaux ont bien avancé au Vélodrome ainsi que dans beaucoup de sites culturels en vue de 2013 "Des avancées vont également avoir lieu concernant l'Opéra et les transports en commun."

Gouverner ensemble ?

Alors que plusieurs élus, à droite comme à gauche, aimeraient voir les différences politiques s'affirmer entre Ville et MPM dans l'optique 2014, les principaux intéressés calment le jeu. "J'ai toujours la main tendue vers les autres collectivités, souligne Jean-Claude Gaudin. Dès lors que la Communauté urbaine, mais aussi le Conseil général et la Région répondent favorablement sur les dossiers, ce qui est le cas, j'entends poursuivre le dialogue."

"Le problème est celui de la continuité politique, ajoute Roland Blum. Avec un homme de consensus comme Eugène Caselli, nous avons intérêt à nous entendre. Sachant que cela n'empêche pas de porter une politique claire." Message reçu par le socialiste. "Une collectivité ne se dirige pas dans le conflit. Sinon, les projets n'avancent pas et on met en oeuvre l'immobilisme. Je continuerai à travailler dans le consensus. Le combat politique aura lieu plus tard, sur la confrontation des programmes municipaux."

La ville "coupée en deux"

C'est l'un des points d'achoppement sur lequel gauche et droite se renvoient régulièrement la balle, que ce soit sur les logements sociaux ou plus récemment, sur les zones prioritaires de sécurité. "Contrairement à ce que dit la droite, assure Eugène Caselli, Marseille est divisible. Elle est écartée entre quartiers pauvres au Nord et plus riches au Sud. Elle doit être rééquilibrée et j'irai faire le tour des ministères pour trouver des moyens d'aider les quartiers qui figurent parmi les plus pauvres de France. Les travaux du Vieux-Port et autour doivent aider à la recoudre. L'extension des zones franches pourrait aussi aider les quartiers Nord à retrouver un équilibre."

Fervente défenseur des zones franches urbaines que Jean-Claude Gaudin a contribué à créer, la droite marseillaise défend son bilan. "Dire que la ville est coupée en deux est un faux reproche, martèle Roland Blum.Depuis notre accession à la Ville en 1995, nous avons énormément donné aux quartiers Nord et contribué avec l'aide de l'État à réhabiliter des milliers de logements. Nous y avons en outre fait diminuer le chômage de moitié. Après, il ne faut pas non plus faire semblant de croire que cette ville n'a jamais été, d'une certaine manière, coupée en deux. La manière dont le gouvernement installe les zones prioritaires de sécurité le confirme de manière au moins implicite."

COMMUNIQUE DE PRESSE DU CES DE L’ANRU

COMMUNIQUE DE PRESSE DU CES DE L’ANRU

COMMUNIQUE DE PRESSE DU CES DE L’ANRU

La Cour des Comptes est juste dans son analyse de la rénovation urbaine

mais ses effets doivent être étudiés sur le long terme

Plus de huit millions de personnes vivent dans les quartiers déshérités cibles de la politique de la ville. Le rapport de la Cour des Comptes : « La politique de la ville, une décennie de réformes », publié le 17 juin 2012, établit un bilan de l’action publique dans ces quartiers, neuf ans après la loi du 1er août 2003 sur la ville et la rénovation urbaine.

Le Comité d’évaluation et de suivi de l’ANRU se félicite du rapport de la Cour des Comptes, qui reprend en grande partie les constats et propositions que le comité a pu établir dans ses rapports successifs.

La politique de la ville n’est en effet pas réductible à la seule rénovation urbaine. Si les projets, qui se déploient dans plus de 400 quartiers prioritaires de la politique de la ville, ont atteint leurs objectifs d’amélioration très nette du cadre de vie des habitants, de requalification massive du parc locatif social et de modification de l’image de ces quartiers, force est de constatée que le chômage et la pauvreté marquent toujours deux fois plus ces quartiers que les autres et que la composition socio-économique des quartiers n’a pas fondamentalement évolué.

Mais comme le dit justement la Cour des Comptes, la rénovation urbaine ne peut endiguer à elle seule les mécanismes inégalitaires et ségrégatifs à l’œuvre dans la société française. Des politiques volontaristes de droit commun (en matière d’emploi, d’éducation, de logement, de transport…) doivent être menées en parallèle dans les quartiers où les difficultés économiques et sociales prennent une dimension aigüe.

Le nouveau Ministre délégué à la Ville, François Lamy, souhaite une évaluation globale du premier plan de rénovation urbaine, avant que l’Etat ne s’engage à poursuivre cette politique publique. Le CES de l’ANRU est bien entendu près à contribuer, comme il l’a fait depuis sa création, à cette évaluation nationale. Les effets de la rénovation urbaine sont en effet multiples et complexes : la mixité sociale, les modifications de peuplement des quartiers, l’amélioration des conditions d’habitat de plusieurs millions de personnes, les évolutions de la
gestion urbaine sont autant de thématiques dont les impacts ne peuvent se mesurer qu’à moyen et long terme.

Des améliorations substantielles peuvent d’ores et déjà être apportées au plan de rénovation urbaine, notamment en mettant en œuvre un contrat unique conjuguant urbain et social, avec un zonage réduit et simplifié, ou encore en élargissantl’échelle d’intervention des projets au-delà des frontières administratives pour mieux intégrer les quartiers à leurs ville et agglomération.

Même si les contraintes budgétaires semblent plus fortes que jamais, il est clair que le processus de rénovation urbaine est essentiel. Les habitants des quartiers, qui sont en grande majorité satisfaits des effets du premier plan, souhaitent une poursuite des opérations de rénovation ; il faut les écouter.


Contacts au Comité d’évaluation et de suivi de l’ANRU :

 

Fabrice Peigney

Secrétaire général du CES de l’ANRU
Tel : 01 53 63 64 78 / 06 72 77 27 70
Mail : fpeigney@anru.fr


Damien Kacza

Chargé de mission au CES de l’ANRU

Tel : 01 53 63 64 77

Mail : dkacza@anru.fr

 

Jacques MURA

Président Entreprises et Territoires d’Avenir

Membre du CES ANRU

Tel : 04.66.38.28.36

Port : 06.75.12.11.17

Mail : contact@fnae-zus.org

Mail 2 : jacques-mura@wanadoo.fr

 

 

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